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Isolons la Terre

Réponses

Quelles sont les aides financières et/ou incitations fiscales existantes et à venir ?

juin 2009

Il existe des mesures fiscales favorables, comme le crédit d’impôt renforcé ciblant les équipements performants ; il est porté à un maximum de 40% pour les équipements et les isolants et à 50% pour les équipements utilisant les énergies renouvelables.

Pour plus d’information, consultez le site effinergie

Quelle traduction en termes de solutions ?

juin 2009

Fenêtres :
 Veiller à ce que toute nouvelle fenêtre (ou véranda) ait une menuiserie très isolante. Dans le cas des menuiseries en aluminium veiller à ce qu’elles soient à rupture thermique ;Le coefficient de transmission thermique des fenêtres (Uw) doit être inférieur à 2 W/(m².K)
 Choisir dans tous les cas des vitrages à isolation renforcée (VIR), au moins 4/16/4 peu émissifs
 Ne pas oublier les stores ou les volets (protection hiver et été)

Ventilation :
 Lors de changement de fenêtres, mettre des entrées d’air modulantes
 Lors de travaux dans les pièces de services (WC, cuisine ou salle de bain) étudier l’opportunité de mettre en place une ventilation mécanique contrôlée (des systèmes de ventilateurs extra plats existent pour la rénovation) ; le coût est modéré et les consommations sont réduites de 15%.
 Lors de la rénovation de plafonds, mettre en place un plafond suspendu qui intègre une ventilation double flux et de l’isolant ;
 Un système de ventilation complet coûte environ entre 500 et 1000 € pour une durée de 15 à 20 ans minimum. Ne pas examiner ces points, c’est une opportunité perdue pour 20 ans.

Isolation :
 Lors de la réfection d’une pièce, penser à intégrer de l’isolation en priorité sur les murs aveugles, puis dans le plafond et sur la façade. Mettre de l’isolation quand on refait un mur ou un plafond ne coûte que 5 à 6 €/m2 pour une réfection qui coûte environ 60 € /m2.
 la résistance R doit être supérieure ou égale à 3en mur, 5,5 en combles et 2 en faux plafond.
 En chauffage par énergie électrique il est très simple de faire un plafond rayonnant très confortable qui réduit les dépenses de plus de 5% pour un confort supérieur. Ces systèmes permettent de ne plus avoir d’émetteurs apparents : on gagne donc en disponibilité de surface.
 Quand on déplace un émetteur de chaleur sous une fenêtre ou que l’on remplace une fenêtre, ne pas oublier d’isoler l’allège.
Dans le cas d’une rénovation complète, toutes ces opérations peuvent être réalisées en une fois. Prévoir la bonne performance énergétique pour chaque partie d’ouvrage et pour chaque lot de travaux ne coûte pas plus cher (la main d’œuvre représente en effet le poste de coût le plus important : environ 60% du coût total).

Comment profiter de travaux de décoration pour améliorer son isolation ?

juin 2009

Les travaux de décoration, d’embellissement de son logement sont ceux que nous entreprenons le plus souvent. Faisons de cette occasion (qui implique souvent la conclusion d’un prêt bancaire) une opportunité de toucher directement à l’enveloppe du bâtiment : il est souvent moins coûteux et surtout plus rentable d’installer un faux plafond isolant et de le peindre que de décaper une peinture pour la refaire. De même démonter un radiateur existant est l’occasion de placer derrière une surface isolante et qui diffuse de la chaleur.

Peut-on faire des travaux/rénovation – isolation tranche par tranche ?

juin 2009

L’objectif est d’être efficace sur le long terme et de faire des travaux en prenant toujours en compte la dimension « économies d’énergies ». Lorsqu’on l’oublie, on rate une opportunité pour une ou plusieurs décennies…Ainsi, par exemple, la réfection d’une toiture ou l’aménagement d’un comble sans isolation performante a un impact très négatif sur 15, 20 voire 50 ans pendant lesquels on ne pourra pas réduire les pertes de chaleur : on perd 20 à 25% de réduction de facture d’énergie chaque année.

Introduire la dimension « économies d’énergie et réduction de la pollution » quand on fait des travaux n’implique pas forcément de surcoûts importants :
Quand on refait une fenêtre c’est pour 35 ans. Ne pas choisir de fenêtre très isolante revient presque au même prix qu’une fenêtre standard. Mais dans ce cas, on économise seulement la part due à une fenêtre qui ferme mieux mais il n’y a pas d’économie de facture d’énergie réelle. Quand on s’en aperçoit, il est trop tard : on ne refait pas l’investissement deux fois de suite.

L’objectif est d’amener le logement avant 2050 à une consommation du quart de celle actuellement constatée pour pouvoir continuer à vivre dans le confort même lorsque le coût des énergies sera 2 à 3 fois plus élevé.

Où s’informer sur les questions relatives à l’efficacité énergétique ?

juin 2009

Les « Espaces infos énergie » de l’ADEME vous informent et vous conseillent sur toutes les questions relatives à l’efficacité énergétique et à la protection de l’environnement : quels sont les gestes simples à effectuer, quel type d’équipement choisir, quelles sont les aides accordées et les déductions fiscales… Des brochures et des guides pratiques sont également mis à votre disposition.

Pour des études approfondies, les conseillers vous orienteront vers les organismes, bureaux d’études ou entreprises compétentes.

Comment réduire ma consommation d’énergie, même sans travaux ?

juin 2009

Ne pas se chauffer a plus de 19° C, ne pas laisser les fenêtres ouvertes si la pièce est chauffée en même temps, préférer une douche à un bain, ne pas laisser les lumières allumées quand ce n’est pas utile (absence dans la pièce etc.). Programmer les appareils de chauffage, réduire la température et/ou le débit de l’eau d’un système de chauffage central. S’assurer de la bonne marche de ses équipements de chauffage, faire effectuer des visites de contrôle et de maintenance par les installateurs agréés.

Plus d’infos pratiques sur www.ademe.fr

L’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments ne sert-elle pas avant tout des intérêts économiques ?

juin 2009

NON, elle s’inscrit dans une vraie démarche de développement durable.
La planification d’un programme de rénovation énergétique des bâtiments satisfera aux trois piliers du développement durable :

 protection de l’environnement en réduisant les consommations d’énergie et leurs émissions ;
 développement économique en générant un volume d’activité de plusieurs milliards d’euros par an sur plusieurs décennies en France et en suscitant des innovations technologiques valorisables à l’exportation ;
 progrès social en créant de nombreux emplois dans le BTP et en améliorant la qualité de vie des ménages français tout en diminuant leurs charges énergétiques.

L’objectif fixé à 2050 n’est-il pas trop éloigné ?

juin 2009

NON, 45 années ne seront pas de trop pour réhabiliter l’ensemble du parc
L’élaboration d’un programme de réhabilitation sur 45 ans doit permettre de planifier les ressources à mobiliser pour parvenir à l’objectif 2050.
Il faut créer une dynamique nationale par la pédagogie et l’information de tous. Il faut organiser la formation professionnelle de dizaines de milliers de nouveaux professionnels ; il faut mettre en place les offres de financement adaptés (prêts bonifiés, mesures fiscales…) ; la filière rénovation doit se structurer pour bien répondre à la demande ; un plan d’investissement adapté doit accompagner le développement industriel de l’offre ; les maîtres d’ouvrage, individuels ou non, publics ou privés doivent programmer leurs investissements.

Ce n’est que parce que l’ambition 2050 s’imposera à tous par la loi que l’ensemble de ces actions pourra réellement être réalisées dans de bonnes conditions. Elles ne peuvent se décréter ou reposer sur la seule bonne volonté individuelle.

Si cela est techniquement et économiquement faisable, quels sont les freins ?

juin 2009

Les freins sont faciles à lever.

L’un des freins majeurs tient à la structure même du secteur : une très grande diversité et un grand nombre d’acteurs rendent difficile l’application concrète d’une meilleure performance des bâtiments. D’autant que, souvent, s’il y a une intervention sur un bâtiment existant, elle ne vise que rarement la résolution d’un problème énergétique. Il faut donc que l’environnement soit pris en compte, même concernant un autre problème de bâtiment. Cela suppose à la fois de mieux former les professionnels de la construction et de sensibiliser les donneurs d’ordre aux premiers rangs desquels les collectivités locales et les consommateurs. En effet, peu de personnes font spontanément le lien entre le bâtiment, sa consommation d’énergie et l’effet de serre et ses conséquences sur les bouleversements climatiques. Enfin, il faut souligner la réaction souvent relevée dans les enquêtes : si c’est vrai que le bâtiment pollue autant, alors pourquoi ne nous impose-t-on pas de faire quelque chose, individuellement et collectivement ; la nécessité d’une obligation réglementaire apparaît très vite ; peu de Français sont prêts à faire individuellement un effort significatif s’ils n’ont pas le sentiment de le faire dans le cadre d’un mouvement collectif. Pédagogie, information, éducation, information et réglementation sont les clés du succès.

Autre frein, les propriétaires bailleurs : investir sans pouvoir répercuter sur les loyers l’effort consenti n’est pas de nature à encourager les travaux de performance énergétique. Pourtant la solution existe : on pourrait autoriser une répercussion partielle des investissements sur les loyers en contrepartie d’une baisse des charges.

L’objectif d’une division par quatre dans le bâtiment est-il réaliste ? A quel prix ?

juin 2009

La division par 4 des consommations d’énergie et des émissions de GES est techniquement faisable et économiquement rentable.

Dès maintenant les solutions techniques éprouvées existent en France ou en Europe. D’autres pays le démontrent d’ores et déjà, tels que l’Allemagne, les pays scandinaves ou encore la Suisse. Pour atteindre la performance finale recherchée il faut combiner des solutions performantes en isolation des parois, en vitrage, en ventilation et en production de chaleur et il faut intégrer, dans ces bâtiments qui consommeront peu, les énergies renouvelables. Le choix n’est plus entre une bonne chaudière ou de l’isolation : il faut cumuler les performances d’une enveloppe de grande qualité avec celles des équipements les plus efficaces, quelle que soit l’énergie utilisée pour le chauffage. Et si la France imitaient ses voisins en encourageant les meilleures prestations plutôt qu’en réfléchissant aux possibilités de dégrader telle ou telle prestation au profit d’une autre ?

Quant à l’aspect économique, il faut impérativement dédramatiser la situation : avec les solutions actuelles, le coût d’une réhabilitation énergétique (C’est-à-dire changer les vitrages, l’isolation, la ventilation, les émetteurs de chauffage et introduire les énergies renouvelables pour atteindre le bon niveau de consommation) s’élèverait en moyenne à 170 € du m2. Depuis quelques années, le marché de l’immobilier résidentiel et non résidentiel a réussi à encaisser des hausses de prix considérables qui ont largement été captées par le foncier et n’ont servi en rien à l’amélioration des bâtiments. Un rééquilibrage entre la rente foncière et le coût de la construction offrirait une marge de manœuvre non négligeable.

Enfin, dans un contexte de prix de l’énergie en forte croissance, le temps de retour sur investissement est de plus en plus court.

Avons-nous le temps d’agir ?

juin 2009

NON, la taille de l’enjeu est telle que nous devons commencer tout de suite.
Répondre à l’engagement de la France de diviser par quatre avant 2050 les émissions de C02, signifie (en équivalence) réaliser la réhabilitation énergétique complète de 400.000 logements par an pendant 45 ans (en supposant un effort constant dans le temps et uniquement des réhabilitations complètes). La France n’a jamais été confrontée à un tel enjeu depuis la reconstruction d’après guerre. Seul un plan d’actions fort pourra lui permettre de tenir ses engagements.

Le bâtiment va-t-il contribuer à remplir l’objectif de KYOTO ?

juin 2009

NON, malgré son potentiel, le bâtiment reste le mauvais élève de la classe.
Dans le cadre du protocole de Kyoto et de ses engagements européens, la France doit parvenir d’ici 2010 à ramener ses émissions à leur niveau de 1990. D’après l’inventaire, publié début 2007 par la Mission Interministérielle de l’Effet de Serre, les émissions françaises de gaz à effet de serre par le secteur du bâtiment ont augmenté de plus 20% depuis 1990.

En tête pour la consommation d’énergie (45% du total national), le secteur des bâtiments est, après les transports, la seconde source de pollution en CO2, principal gaz à effet de serre. Il rejette actuellement plus de 100 millions de tonnes de CO2 chaque année. Sans plan d’actions fort, et malgré les mesures déjà prévues par l’Etat, il émettra au moins 125 millions de tonnes de CO2 en 2015.

Les possibilités d’économie d’énergie dans l’industrie étant limitées dans la mesure où c’est un secteur qui a déjà fait beaucoup d’efforts, et très difficiles dans le secteur des transports, particulièrement rigide, le bâtiment est l’un des secteurs les plus prometteurs pour tenir les engagements français de réduction des GES

L’augmentation des émissions du secteur bâtiment s’explique notamment par l’accroissement du nombre d’appareils électriques dans les foyers, l’augmentation des surfaces des habitations qui entraîne une croissance des surfaces à chauffer, l’augmentation de la température moyenne de chauffage des intérieurs, mais aussi par la lenteur du renouvellement du parc.

Qu’est-ce que le protocole de Kyoto ?

juin 2009

En 1997, de nombreux pays se sont réunis à Kyoto (Japon) pour signer un accord qui prévoit de réduire globalement les émissions des pays développés de 5,8%. A l’issue de cette conférence, la majorité des états, dont la France, ont signé un protocole visant à ramener en 2010 les émissions de gaz à effet de serre de leur pays au niveau de 1990.

Pour les bâtiments, quels sont les moyens de lutte contre le C02 ?

juin 2009

Ce sont tous les matériaux, produits, systèmes et équipements de haute performance garantie, qu’il s’agisse d’isolation thermique des parois, de ventilation, de chauffage, d’eau chaude, d’éclairage…, conçus pour réduire l’utilisation de l’énergie. Associés à des exigences réglementaires limitant à 50 kWh d’énergie primaire /m2 par an la consommation moyenne d’énergie pour le neuf et l’existant, ils pourront permettre de stabiliser dans 40 ans les gaz émis par le secteur des bâtiments.

Peut-on enrayer l’augmentation des émissions de CO2 ?

juin 2009

Il est possible d’influencer la progression des émissions de CO2 en modifiant nos comportements. Le phénomène est irréversible, on ne peut revenir en arrière. L’objectif est donc de stabiliser l’accélération constatée. Pour cela, il faut obligatoirement diviser par 2 les émissions mondiales actuelles. L’effet escompté ne sera pas immédiat, le CO2 ayant une durée de vie entre 100 et 500 ans. C’est la raison pour laquelle les actions proposées par le collectif doivent être mises en œuvre dans leur totalité et immédiatement.

D’où vient le CO2 ?

juin 2009

Le dioxyde de carbone est libéré en permanence dans l’atmosphère grâce à l’activité volcanique, au phénomène de combustion dans les cellules des organismes (respiration) et à la combustion de combustibles fossiles (industrie, transport, chauffage des habitations et bâtiments, ….). Heureusement, les plantes vertes éliminent une quantité importante de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et l’utilisent comme source de carbone, un élément nécessaire à leur croissance.

Qu’est-ce que le CO2 ?

juin 2009

Le dioxyde de carbone (CO2), encore appelé ‘gaz carbonique’ est le gaz à effet de serre le plus important et le plus connu. Il est présent de manière naturelle dans l’atmosphère (0,033 %), dans de nombreux minéraux et dans des sources naturelles.