NON, malgré son potentiel, le bâtiment reste le mauvais élève de la classe.
Dans le cadre du protocole de Kyoto et de ses engagements européens, la France doit parvenir d’ici 2010 à ramener ses émissions à leur niveau de 1990. D’après l’inventaire, publié début 2007 par la Mission Interministérielle de l’Effet de Serre, les émissions françaises de gaz à effet de serre par le secteur du bâtiment ont augmenté de plus 20% depuis 1990.
En tête pour la consommation d’énergie (45% du total national), le secteur des bâtiments est, après les transports, la seconde source de pollution en CO2, principal gaz à effet de serre. Il rejette actuellement plus de 100 millions de tonnes de CO2 chaque année. Sans plan d’actions fort, et malgré les mesures déjà prévues par l’Etat, il émettra au moins 125 millions de tonnes de CO2 en 2015.
Les possibilités d’économie d’énergie dans l’industrie étant limitées dans la mesure où c’est un secteur qui a déjà fait beaucoup d’efforts, et très difficiles dans le secteur des transports, particulièrement rigide, le bâtiment est l’un des secteurs les plus prometteurs pour tenir les engagements français de réduction des GES
L’augmentation des émissions du secteur bâtiment s’explique notamment par l’accroissement du nombre d’appareils électriques dans les foyers, l’augmentation des surfaces des habitations qui entraîne une croissance des surfaces à chauffer, l’augmentation de la température moyenne de chauffage des intérieurs, mais aussi par la lenteur du renouvellement du parc.