by P.RO Com
Isolons la Terre

Bâtiments mals isolés, planète en danger

Bâtiments mals isolés, planète en danger

juin 2009

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments est primordiale.
En effet, le secteur des « bâtiments résidentiels et tertiaires » représente à lui seul 46 % de l’énergie consommée en France (28 % pour l’industrie et 24 % pour les transports).

Avec plus de 100 millions de tonnes de CO2 émis chaque année, il est la deuxième source d’émission de gaz à effet de serre après les transports et avant l’industrie.

Agir prioritairement dans l’existant

juin 2009

Toitures et cloisons mal isolées, vitrages simples, chauffages peu performants, les 20 millions de logements construits avant 1975 sont les principaux émetteurs de CO2.

En effet, alors qu’en trente ans, grâce aux réglementations successives, les déperditions d’énergie ont été divisées par 4 dans les constructions neuves, le secteur ancien continue lui à consommer massivement de l’énergie et émettre du CO2.

Si aucune action forte n’est entreprise, les émissions de CO2 par les bâtiments passeront à 120 millions de tonnes en 2010.
Le taux de renouvellement par les constructions neuves (300 000/an) étant trop faible pour améliorer « naturellement » la performance du parc, c’est donc dans la rénovation des logements anciens qu’il faut accentuer nos efforts.

La situation du parc résidentiel existant

Le parc comprend 30 millions d’appartements et maisons dont 20 millions construits avant 1975, date de la première réglementation thermique. Environ 8,5 millions de logements respectent la réglementation de 1982 qui implique une isolation de l’ensemble des parois et du double vitrage pour les ouvrants.
La consommation moyenne d’énergie primaire pour le chauffage des bâtiments résidentiels est estimée en moyenne à 200 kWh /m2 an.

La situation du parc non résidentiel existant

Le parc représente environ 800 millions de m2 dont 140 millions pour les bâtiments de l’Etat. Ce parc a un taux de renouvellement de 1,6 %. La situation est totalement disparate entre les bureaux récents, le parc administratif, les hôpitaux, les établissements scolaires, etc. Faute de pouvoir faire un état des lieux précis, il est difficile d’évaluer l’impact des mesures prises.
C’est la raison pour laquelle « Isolons la Terre contre le CO2 » réaffirme la nécessité que toutes les consommations soient rendues publiques.