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Isolons la Terre

Alerte au réchauffement climatique

Alerte au réchauffement climatique

juin 2009

La Terre se réchauffe de plus en plus chaque jour. La température moyenne à la surface de la planète s’est élevée d’environ 0,6°C au cours du dernier siècle. Jamais, depuis des milliers d’années, les températures n’ont été aussi élevées. Si rien n’est fait rapidement, le dérèglement du système climatique entraînera des catastrophes naturelles majeures, menaçant la vie même sur Terre.

La faute au CO2

Pour la première fois dans l’histoire de la planète, l’activité humaine est responsable d’une modification du climat. En effet, c’est la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (GES) produits par l’industrie, les transports et par le chauffage des bâtiments qui provoque le réchauffement climatique.
Parmi ces gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone (CO2) représente à lui seul les deux tiers des émissions. Selon le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), la présence de CO2 dans l’atmosphère est la plus importante jamais observée.
Entre 1870 et 2004, la concentration de CO2 a augmenté de plus de 50 % !

Le double rôle de « l’effet de serre »

Présents dans l’atmosphère en petite quantité, les « gaz à effet de serre » comme la vapeur d’eau ou le gaz carbonique jouent pour notre planète le même rôle que les vitres d’une serre.
Ils laissent passer la lumière du soleil, mais empêchent la chaleur réémise par le sol de repartir vers l’espace.
Sans cet effet de serre, la température sur terre avoisinerait - 18 °C au lieu de + 15 °C.

C’est donc un phénomène naturel bénéfique. Ce qui est dangereux, c’est son amplification rapide, provoquée par les gaz à effet de serre artificiels.
Leurs émissions massives sont à l’origine du dérèglement climatique qui met en péril les équilibres de la planète (faune, flore, écosystèmes…).

Des conséquences dramatiques

juin 2009

Si rien n’est fait, la température moyenne sur Terre pourrait gagner de 1,4 à 5,8 °C au cours du XXIème siècle. Ce serait un véritable changement d’ère climatique qui, selon l’Organisation Météorologique Mondiale, s’accompagnerait de phénomènes météorologiques extrêmes : canicules, tempêtes, cyclones…
Les conséquences du réchauffement déjà visibles laissent présager de véritables catastrophes.

Fonte des glaces

La banquise polaire et de nombreux glaciers fondent, diminuant les surfaces de haute réflectivité solaire et amplifiant ainsi le réchauffement. La banquise a déjà diminué de 10 % en 30 ans et d’ici moins de 100 ans, la calotte glaciaire de l’Arctique pourrait même disparaître en été.

Elévation du niveau des océans

Le niveau des océans s’est déjà élevé de 10 à 20 cm depuis 1850. Il pourrait s’élever de 9 à 88 cm, d’ici 2100. 250 millions de personnes seraient affectées par les inondations.

Pénurie d’eau

La désertification gagnera du terrain. Un quart du continent africain pourrait connaître de graves sécheresses. Les pénuries devraient s’accentuer dans le sud et le sud-est de l’Europe.

Circulation océanique perturbée

L’eau douce provenant de la fonte des glaciers du Groenland pourrait bloquer les eaux chaudes du Gulf Stream, avec pour conséquence un refroidissement sur l’Europe du Nord.

Santé publique

L’élévation des températures favorisera une augmentation des maladies infectieuses et parasitaires (paludisme, dengue, fièvre jaune)…

Les biodiversités en péril

Plantes et animaux réagissent déjà au réchauffement. Les aires d’habitat changent. Certaines floraisons sont plus précoces... Un million d’espèces pourraient disparaître d’ici 2050...

Agissons dès maintenant

juin 2009

La concentration des GES est un phénomène cumulatif irréversible. En effet, la durée de vie du CO2 est telle (100 à 500 ans) que, même si on pouvait ramener à zéro ses émissions, ses effets continueraient de se faire sentir pendant des siècles.
Il n’y a donc plus une minute à perdre pour agir. En divisant par deux les émissions de CO2 au niveau mondial, on pourra stabiliser le phénomène.
(SCHEMA)

Trois moyens d’action

Nous pouvons agir de trois manières.
 Maîtriser l’énergie : il faut consommer mieux en dépensant moins. Rouler moins vite, éteindre les lumières inutiles, bien isoler son habitation, utiliser des chauffages et des équipements ménagers sobres en énergie, privilégier les transports en commun… Chacun peut ainsi contribuer à réduire la consommation d’énergie, notamment chez soi
 Développer les énergies renouvelables : éolienne, solaire, hydraulique, géothermique, biomasse, ces sources d’énergie ne dégagent pas de gaz à effet de serre. Elles ne représentent qu’environ 14 % de la production énergétique mondiale. L’Union Européenne veut porter leur part de 13%, en 2000, à 21 % en 2010.
 Capturer le CO2 produit par les grandes industries pourrait être une solution intéressante. D’autres solutions technologiques sont à l’étude, mais elles seront inutiles sans un important effort de maîtrise des consommations d’énergie.
Nous devons accepter de modifier nos comportement et nos modes de vie, voire de remettre en cause nos modèles de développement.

Lutter au niveau international et national

La lutte contre le réchauffement climatique est un enjeu majeur du XXIème siècle confirmé par la XIème conférence des Nations Unies (Montréal, décembre 2005).
C’est une priorité de la France inscrite dans la loi du 19 février 2001 « tendant à conférer à la lutte contre l’effet de serre et à la prévention des risques liés au réchauffement climatique la qualité de priorité nationale. »

Le Protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur le 16 février 2005, vise à contraindre les pays industrialisés à réduire leurs émissions de GES. Pour la période 2008-2012, ces émissions devraient régresser de 5,2 % par rapport à 1990.

La France s’est dotée en 2000 d’un Programme National de Lutte contre le Changement Climatique devenu le Plan Climat. Ce document regroupe des actions dans tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne afin de stabiliser les émissions en 2010 à leur niveau de 1990. A plus long terme, la France s’est fixée comme objectif de diviser par 4 ses émissions de GES d’ici 2050.

Concernant le bâtiment, la Loi Energie de juillet 2005 fixe comme objectif la division par 4 pour 2050 des consommations dans le secteur des bâtiments. Elle introduit les Certificats énergie, transpose la directive européenne sur l’efficacité énergétique pour les bâtiments existants et prévoit qu’en 2020, les consommations des constructions neuves seront inférieures de 40 % à celles de 2000.
« Isolons la Terre » entend bien apporter sa contribution à cette lutte pour réduire la consommation d’énergie dans le bâtiment.